Hautsi da gitarra

Hautsi da gitarra. Haritz egurrezko gitarra.
Hautsi da soka. Zilarrezko soka.
Ixildu da ahotsa. Ahots sano beroa.
Itzaldu da Bihotza. Bihotz zigantea.
Joana zauku Leloa.

Kantu ezti etengabea nahi dautzut eman lagun, alai alaia.
Eta ezin.
Hautsi dut gitarra.

Txakunen ereña zinen.
Gure arimaren zaindaria.
Anai handia.

Orai hutsune handi bat bada Euskal Herriko plaza nagusian.
Eta gure bihotzetan.
Gizon.
Maite zaitugu.
Betiko.

Ez adiorik Patxi.

Daniel, Kittof, Matiao, Paxkal, Jashinto eta Txomin.
Patxi

La Bio vue par Txo

txoavatar.jpg

Agur, salut, salam, hola, hi, etc…   Je me présente: je m’appelle Txo. Je suis musicien et graphiste, parce que musicien tout seul de nos jours ça fait pas sérieux, mais bon); 

Au commencement, j’ai 17/18 ans et déjà avec Paxkal Indo, Olivier, mon frère, Kittu Lazkarai et Iñaki Ospital on monte le groupe Bizkarrezurra, un groupe de potes qui font reggae-ska-punk-folk-rural-héonfécekonpeumaisaveclapatate.  Je chante aussi, plus sérieusement non plus dans Kanabera… Nous sommes en 1990, par exemple, au Pays Basque. 

Zapatak Ari Ziren

Un poil plus tard, à peine, avec Patxi Arotçarena (chant/guitare/flute et gaita) et Paxkal Indo (chant, txirula/gaita, flutes/clavier percus et on s’arrêtera là) on a l’idée le vendredi de monter un groupe de rock folk. Le samedi on a Matthieu Haramboure à la basse, Daniel Ondicole à la batterie et Kittof Amorena à l’accordéon.

En vérité, pendant la nuit on a eu le doux redoutable Beñat Zozaia et Doctor Xabi Chab à la basse et puis Michel Moussou à l’accordéon, c’est avec ces deux lascars que nous décidons d’enregistrer ce tout premier bébé: « Zapatak ari ziren »

On lance une souscription auprès des potes et du public et on fait un premier disque autoproduit qui s’appelle « zapatak ari ziren ». Nous sommes en 1993 au Pays basque. Y a du gaz, c’est le moins qu’on puisse dire…Txakun est né.

 (Txakun c’est le son que produit les makil l’un des deux Txalapartari en jouant surla Txalaparta. Cet instrument, que nous jouions sur scène avec Paxkal est une antique percussion composé de 3 ou 4 madriers de bois. Celui qui répond au txakun, fait un Ereña : temps/contretemps en quelque sorte).   Là, on se fait repérer par IZ, une maison de disque de Donostia (San Sebastian, pays basque sud) et on enregistre un deuxième album après déjà pas mal de scène depuis Zugarramurdi à Paname…

 Mila Sagarroi Bide Bazterrean TxakunFolk

  Cet album, « Mila sagarroi bide bazterrean » (1995) connaitra un véritable succés des deux cotés de la frontière du Pays Basque et bien au-delà. Cette formation, qui demeure aux yeux du public LE groupe Txakun « historique », est consituée d’ »enfants du bal » d’avantage que d’ »enfants du rock ».  Avec un son Pop-folk et une mégapatate et surtout Jashinto Rodriguez, un excellent technicien son de Donostia qui fait désormais partie intégrante du groupe, nous donnons près de 300 concerts mais p’tete bien plus. J’ai la mémoire qui merde un peu. On estime entre 15 et 20 000 le nombre d’exemplaires vendus, ce qui est l’équivalent d’un disque d’or à l’échelle des sept provinces basques, si on veut se la péter un peu. Mais bon, vu que la maison de disque nous a jamais donné un chiffre et encore moins un centime, on oublie… Avec Txakun, on tourne à bloc, donc, et c’est la fête. Le truc, c’est qu’à ce moment là, on commence à être sollicités par certains médias nationaux et qu’on nous demande de jouer de plus en plus loin de chez nous, de plus en plus et surtout n’importe quand (Paris, Divan du Monde, Glaz Art, Radio Nova)…et certains d’entre nous ont un boulot plus « sérieux » à côté (hmpff…).  Va falloir prendre une décision… On tchatche, on n’est pas tous d’accords, je tranche comme un con de chef que je ne suis pas forcément et on décide de remanier le groupe. txakunScène

Nous rejoignent alors à la guitare et aux choeurs Xabi Albistur (st Pée sur Nivelle) et Dominika Barreix, un batteur Souletin (Tardets). . A ce moment là, ça s’essouffle un peu. Je décide d’arrêter cette histoire.  Merke eta OnaAvec d’autres zicos, on débute un truc qui va s’appeller « Sorgin Style Corporation ». Paxkal, qui rejoint le groupe avec sa caisse à outils bruillante et son sens du merchandising nous dit: « c’est con, on s’est fait un nom avec Txakun toi et moi, autant continuer avec! ». Je dis « bon… d’ac ». Souvent j’ai dit ça. Toujours « éclectrique », les sonorités de cette nouvelle formation de Txakun sont alors carrément plus rock. A la guitare, le très remarquable et non moins Chalossais Thierry Arribehaute (j’adore son son à ce mec!), à la basse le très funky et psychédéglingué Didier Etcheverria (Alias Didibeltz), à la batterie, Martial shlafflang, la classe, comme son nom l’indique. Paxkal est aux claviers percus et toultoutim et Kittof à l’accordéon. Moi je chante et je gratouille. IZ nous propose alors, pour une raison qui m’échappe, de n’enregistrer qu’un maxi single intitulé « merke eta ona » avec un autre groupe de Donosti, le groupe blues rock LauBehi. C’est sûr que question son, on était plus tellement dans le trad. Nous jouons entre autre à Paris, deux fois à la Guinguette Pirate, super concerts… Mais les caractères, pour le moins électriques de cette dernière mouture nous amènent à nous séparer à nouveau pour laisser place à une toute nouvelle formation. 

TxakunRock

A cette époque, les fans du Txakun originel sont un peu déroutés et décrochent. Ce Txakun vise un public plus rock et arrive à le trouver, notamment lors de ces deux concerts exceptionnels à Paris, à bord de la Guingette Pirate,une authentique jonque chinoise amarrée sur les quais de la Seine, entre la bibliothèque François Mitterrand et Bercy .

Embarqués sur la proue du navire, le groupe donnera deux concerts d’enfer, le jeudi soir et le dimanche après-midi.

Pour cette occasion, Txakun invite les artistes peintres souletins d’Uztaro qui créerons une oeuvre éphémère sur le quai durant la prestation de Txakun. A la fin du concert, cette fresque confectionnée sur une toile dressée à même le sol, sera découpée en morceaux et le public sera invité à introduire dans une bouteille ce bout de toile accompagné d’un poême d’Itxaro Borda dédié aux prisonniers politiques basques et de les jeter sur la scène…c’était superbe. Nous finirons la nuit ensemble avec Gonzalo Etxeberria et Thierry, les membres d’Uztaro, qui auront un accident sur le chemin du retour, pour cause de retour de fou rire…heureusement rien de grave.

 

Arratsa Barroka

txakunArratsa

Nous sommes en 1997. Txakun se reforme. Ou plutôt, un troisième groupe voit le jour sous cette étiquette. Il est vrai que tant par l’origine des musiciens, leurs influences, le son et l’orientation du groupe, nous avons affaire ici à un tout autre concept. Si au début Txakun est un groupe d’origine rurale, d’humeur positive et festive baigné de culture traditionnelle et teinté d’influences celtiques et de rock basque, cette dernière formation est carrément plus urbaine.  Paxkal, Thierry et moi, seuls rescapés de l’histoire que nous écrivons nous-mêmes, nous nous retrouvons entourés de Bixente Iriart à la basse, Vincent Thomas à la batterie, et Fred Chambon aux percussions. Des messieurs. Habitués pour la plupart à la vie noctambule de Bayonne et de Biarritz, ces gars là ne sont pas de la même essence que leurs prédécesseurs, ni par leur culture, ni par leurs origine. Thierry est Chalossais, Vincent, entre landes obscures et vins de Bergerac, Fred est Parisien, je crois. Si Bixent est de Garazi, il finira hélas ces jours à Paris ou il se sera fait rapidement un belle place dans le monde electro alternatif (BXT, BED) aussi bien que dans l’audiovisuel…  Ici, les influences passent par la world music et se teintent du son dominant alors la planète : la techno. Bien que la qualité musicale de cet album soit incontestable, nous ne donneront malheureusement que peu de concerts avec cette formation qui ne rencontrera pas son public. Le public de Txakun ne s’y reconnaissant pas. Dommage. Ceci dit, à la même époque, les places de village se vident et leur public se dirige de plus en plus vers les boites de nuit balançant de la daube de techno agressive et bon marché (de mon point de vue), des deux cotés de la frontière.  Il n’en demeure pas moins que si l’on devait donner au public, aux fans de Txakun des débuts une justification sur l’utilisation du même nom pour trois (ou même quatre) formations musicales, en dehors de Paxkal et de moi-même qui en faisons le lien, on pourrait le faire, bien que cette décision soit  plus équivoque au départ… 

Txakun fut quelque part un groupe reflétant l’évolution d’une génération de jeunes musiciens issus ou non de cette terre basque, œuvrant avec passion en acteurs culturels éclectiques, ouvert sur le monde. Témoins coupables de changements profonds opérés durant près d’une décénnie.



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